Archives mensuelles : avril 2014

L’école publique : l’alphabet de l’égalité et de la liberté !

A Sarlat, l’annonce de la fermeture d’une classe à l’école primaire de La Canéda conduirait selon le directeur, Christian Latreille, a un effectif de 28 élèves par classe à la rentrée prochaine sur ce site scolaire. Quant à son homologue de « Jean Leclaire », Corinne Lauvie, elle devra gérer deux classes de 33 enfants chacune.

Comment assurer des conditions d’éducation qualitatives dans un tel environnement inégalitaire ?

L’éducation publique est un pilier des libertés individuelles et de l’égalité puisqu’elle permet aux enfants l’acquisition des outils pédagogiques fondamentaux et l’ouverture d’esprit nécessaires à la construction d’un être humain libre.

Les élu(e)s et l’équipe de « Sarlat, un avenir à gauche » apportent leur soutien total au personnel de l’Education Nationale et aux parents d’élèves en lutte contre la fermeture de classes, contre les cours surchargés, contre la compression du personnel et le manque de moyens matériels.

Le maire de la commune, Jean-Jacques de Peretti, s’insurge à présent contre de telles mesures de restriction. Cependant, cette situation abjecte est le résultat d’une politique antisociale orchestrée par les gouvernements successifs de Nicolas Sarkosy et François Hollande. Localement, l’ancien ministre UMP, Jean-Jacques de Peretti et le député P.S Germinal Peiro , cautionnent cette même politique d’austérité, au delà de leur indignation formelle sur le terrain lorsque la maison prend feu !

Au lieu de tourner l’économie et le budget du pays vers la satisfaction des besoins humains fondamentaux, le Président François Hollande et ses premiers ministres sont à la botte des institutions capitalistes européennes qui exigent de saigner les peuples pour accroître les profits financiers de trusts souhaitant marchandiser notamment la santé, la culture et l’éducation.

Cette offensive contre l’école publique se double d’une première vague de baisse massive de la dotation globale de fonctionnement de l’Etat reçue par les municipalités. A Sarlat : 150 000 euros en moins. Nous l’avions annoncé durant les municipales !

Quelle triste farce : la liste de droite « Sarlat, Une ville à la campagne », comme celle du candidat du Parti dit socialiste conduite par Romain Bondonneau ont tenté de faire croire que le récent scrutin municipal était apolitique car local, pour faire oublier en vain leur cautionnement de la politique nationale d’austérité.

Seuls le rapport de force et la mobilisation citoyenne la plus large possible autour du personnel scolaire et des syndicats, des parents d’élèves et de leurs associations, permettront de remettre l’être humain au centre, dès les premiers âges de sa vie.

Notre mouvement local, soutenu par le Front de gauche et le NPA, dit NON à une éducation à deux vitesses. L’une publique qui serait privée de réels moyens ! L’autre privée, suite à l’expropriation de ce bien public qu’est  » l’éducation pour tous », destinée à une minorité de familles pouvant y accéder. Ce développement d’un système éducatif privé et élitiste rapportant des profits juteux aux investisseurs confondant un enfant avec un produit ou une opération comptable.

Alors, levons-nous et disons fermement : ça suffit !

Pour l’équipe « Sarlat, un avenir à gauche »
Anick Le Goff et Franc Champou, conseillers municipaux